Le cerveau humain n’est pas procédural
Le conflit entre la vérité intérieure et la vérité juridique n’est pas moral, idéologique ou spirituel. Il est cognitif. Le cerveau humain fonctionne sur deux plans distincts : Le problème commence lorsque le cerveau projette le fonctionnement du plan 1 sur le plan 2. C’est un biais cognitif classique : le biais d’évidence subjective.Ce qui est évident pour moi devrait l’être pour le système. Or le système juridique ne possède ni empathie, ni intuition, ni conscience morale. Il ne “comprend” pas. Il exécute des règles. D’un point de vue neuroscientifique, on observe alors une dissonance : Le cerveau émotionnel (système limbique) cherche la reconnaissance. Le cerveau rationnel externe (la procédure) exige une structure. Quand cette dissonance n’est pas comprise, l’individu entre dans une boucle d’échec : frustration, incompréhension, sentiment d’injustice, puis rejet du système. Mais l’échec n’est pas lié à la “vérité” de la personne. Il est lié à une erreur de registre cognitif. Dire « la vérité n’a rien à prouver » est peut-être juste sur le plan intérieur. Mais sur le plan procédural, c’est une non-phrase. Un système juridique ne traite pas la vérité. Il traite des signaux formalisés : documents, dates, actes, opposabilité, preuves. Autrement dit : […]











