Le syndrome de Stockholm sociétal

Nous vivons aujourd’hui un phénomène psychologique massif que peu osent nommer, mais que chacun ressent intuitivement : la population souffre d’une forme de dépendance émotionnelle vis-à-vis du système qui la maltraite. Exactement comme une femme battue qui espère encore que son bourreau “va changer”, les citoyens attendent que l’État se réforme, devienne plus juste, plus humain, plus protecteur… alors qu’il répète inlassablement les mêmes cycles de contrôle, de pression et de promesses creuses. La comparaison peut sembler dure, mais elle est d’une clarté désarmante. Dans les deux cas, la mécanique psychologique est identique : une alternance de peur, de stress, puis de soulagement temporaire et de promesses de changement. C’est cette danse toxique; faite d’humiliation, d’espoir et d’auto-justification qui maintient la victime dans la relation, et le citoyen dans l’obéissance. La majorité ne se libère pas parce qu’elle croit encore au récit consolant du bourreau : Mais comme dans toutes les relations abusives, le changement ne vient jamais d’en haut. “Cette fois, tout va s’améliorer.” Il commence seulement quand la victime cesse d’espérer la rédemption du système et retrouve le chemin de sa souveraineté intérieure. Le syndrome de Stockholm sociétal – comprendre la dépendance au système Exactement comme une femme […]

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